Notre Serise était dans le groupe des poneys dans un enclos crasseux. Personne ne voulait d'elle, elle n'était pas « obéissante » ».
Quand j'ai travaillé dans ce centre, j'ai constaté que les autres poneys ne la laissaient pas manger ou peu. Cette petite ponette baie, a attiré mon attention et a commencé à attendre ma présence pour manger calmement protéger par ma présence. Puis j'ai commencé à la promener avec moi pendant le travail en longe, lentement à l'apprivoiser. Si elle faisait beaucoup de progrès de sociabilisation, elle refusait de s'approcher du moniteur, ce qui pouvait se comprendre, puisque par la suite, nous avons appris qu'elle perdait progressivement la vue de son oeil droit suite à un coup vraissemblablement donné durant un cours par le dit moniteur. Serise devenant plus approchable, ces gens ont voulu la remettre en cours, sans tenir compte de son handicap, ils couraient à la catastrophe. Nous avons fait une proposition de rachat, car il était évident qu'ils ne nous la donneraient pas. Après moulte discussion, et cinéma d'un certain attachement à leur poney, Serise a embarqué avec joie un dimanche matin direction mon jardin.
Personne n'est venu pour lui dire au revoir.
Depuis 1994, Serise fait partie de notre vie. Elle est maline et a un bon coup de saut surtout quand il s'agissait de sauter le grillage après l'avoir un peu abaissé, pour aller dans le potager de mon père ou chez mes voisins.
Elle a accueilli et adoptée tout ceux que nous avons mis dans son champ, petit poney, Capitaine, Dabeilo. Un beau jour, elle a eut le coup de foudre pour un petit étalon noir
Elle nous a donné une belle petite fille Malice qui a maintenant sept ans.
En arrivant ici, c'est dans quinze hectares que nous l'avons laché avec sa pouliche de deux mois.
Serise, reste sauvage au champ. Elle vit avec sa fille et son ami Capi. Toujours aussi gentille, sa retraite se passe bien. Elle mène sa petite troupe. Je crois que cette petite shetland a su se reconstruire, et a une identité bien affichée.